
Dieu de la richesse
Souriant au sommet de ballots de riz avec un maillet exauçant les vœux, ce porteur de chance fait le lien entre le bouddhisme et le shintoïsme. Daikokuten est le dieu domestique de la richesse et de la prospérité, gardien des cuisines et du commerce, et un membre bien-aimé des Sept Dieux de la Fortune du Japon.
Introduit sous le nom de Mahākāla par le bouddhisme ésotérique durant la période Heian (794–1185), il fusionna plus tard avec le dieu shinto de la terre Ōkuninushi, associant la fortune aux champs fertiles et aux foyers sûrs. Aux époques Muromachi et Edo, son image se répandit dans les temples, les boutiques et les salles « Daikokudō », voire dans les sanctuaires de cuisine. L’iconographie est constante : il se tient debout ou assis sur des ballots de riz, brandit l’uchide no kozuchi (maillet porte-bonheur) et porte un sac au trésor ; des souris courent parfois à proximité, signe de grains stockés en abondance plutôt que de malice.
Agriculteurs, cuisiniers, commerçants et tous ceux qui manipulent de l’argent le sollicitent pour un revenu stable et des affaires prospères. Aujourd’hui, il est le pilier des pèlerinages du Nouvel An Shichifukujin à travers le Japon, un rappel joyeux que la prospérité commence à la maison — et se partage au mieux.
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